samedi 28 août 2010

De Singapour à Bali, au mois d'aout les touristes sont de sortie

Le depart de Mongolie marque pour nous le retour au monde civilise. L'arrivee a Singapour constitue un choc culurel. Soudain, la ville est propre, il y a des arbres, les rues ne sont pas défoncees avec des bouches d'egouts beantes dans lesquelles on risque de tomber regulierement, les automobilistes ne cherchent meme plus a nous ecraser. Et puis c'est le retour au metro climatise, aux pelouses sur le bord des trottoirs. Nous sommes recus comme des pachas par les amis de Marjolaine qui sont expats la bas. Piscine et grand appartement, petits repas maison (Vive le retour de la quiche et du chocolat !) et restaurant de fruits de mer (miam).
Ambroise et Marjolaine (mon frere et ma soeur) nous rejoignent. Direction Yogykarta. Nous traversons Java au pas de course, en visitant au passage Borobudur. Difficile d'avoir le meme emmerveillement devant ces temples apres avoir vu Angkor. Jerome et Ambroise trippent tout de meme bien devant les bas reliefs Ils prennent mille et une photos dont peut etre une restera.

Les 2 moments tres forts de Java, ce sont la découverte des volcans : Le Bromo et le Kawa Ijen. Nous nous reveillons pour chacune des ascencions vers 3h du mat autant dire au milieu de la nuit, objectif atteindre le sommet avant le lever du soleil.

Pour le Bromo, nous decidons de refuser les jeeps ou un guide comme il est parait qu'il est tres facile de trouver le chemin. La ou le bas blesse cependant, c est qu'il est tres facile de se retrouver quand on est parti dans la bonne direction au debut...Nous marchons en pleine nuit dans le brouillard au milieu d'un champs de lave désertique.

Nous suivons des traces de pneus par terre à la lampe de poch. 1H30 de marche apres, nous ne sommes nulle part et meme parfaitement perdus. Heureusement, nous tombons sur des vendeurs de pacotilles (plutot des fleurs en bois destinees a etre sacrifiees dans le cratere). Ils se rendent au volcan. Ils nous sauvent la mise. Crevés, on profite enfin du soleil qui se leve sur la mer de nuage. Magique.

Le 2e moment fort de Java est l'arrivée dans le coeur du cratere du Kawah Ijen rempli par un lac turquoise et une mine de souffre a ciel ouvert. Il s'échappe de cette derniere, des emanations de gaz toxique. Imaginez alors sur les sentiers des pauvres ouvriers qui travaillent sans relache au milieu des fumeroles du volcan. Ils portent des charges de souffre de pres de 90 kilos pour 5 euros. Avec 2 aller/retour par jour, ce travail represente un salaire considérable pour leur famille, meme s'il signifie pour eux de finir les poumons brules à 40 ans. Sorte de Germinal moderne.

Puis, nous passons à Bali et prenons des motos pour nous caler à Amed au bord de la plage. On trouve LE super hotel avec piscine et pas cher. L'occasion de plonger, nager, se reposer et regarder la voie lactee. Nous passons successivement d'Ubud, charmante petite ville de l'intérieur des terres à Kuta, fameuse plage de surfers. Malheureusement, en Aout, nous sommes en pleine saison du déferlement touristique. Les prix flambent. Nous rejoignons les Gilis Islands : petit paradis mignon tout plein... mais également tres peuple. Jerome choppe alors une angine blanche carabinee. Une fois sur pied, nous partons vers l'est, Flores, ile du bout du monde pour echapper au monde. 30 heures de trajet de bus et ferry en perspective...


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samedi 24 juillet 2010

Mongolie infinie shu shuuuuuuuuuuu

Depart pour la Mongolie ou on enchaine bus de nuit, bus pour traverser la frontiere et train de nuit. Arrivee avec presque 2 jours de voyage. A Ulan Batoor on fuit et on part pour 9 jours de treks de ger en ger a cote de Tseserleg direction le blue lake accompagnes de 2 compagnons d'aventure australiens : Weo et Sarah.


Difficile de retranscrire ces vallees immenses, notre sentiment de liberte devant ces prairies infinies parsemees de quelques forets. L'herbe au vert changeant, les champs de fleurs jaunes, violettes, blanches comme des tapis.


Et puis personne. Personne a part quelques yourtes de temps en temps. La solitude magique apres l agitation chinoise. L impression de n avoir entendu aucun bruit humain pendant des jours. Une sorte de jardin d'eden. Il y a si peu de points de reperes qu il est difficile de calculer les distances. On marche comme des fourmis sur la peau d un geant vert. Parfois les paysages ressemblent a des tableaux abstraits de Rotko tant les couleurs et les lignes sont reduites au minimum. Du vert et puis le ciel tellement vaste soudain puisqu'il n y a rien pour cacher l horizon.




L Arkanghai est une province montagneuse. Nous avons a notre compte quelques traversees de torrents ou tous les moyens sont bons pour ne pas se mouiller les petons. Alors quand sauter de pierres en pierre ne suffit pas, on monte sur un char a boeuf, a cheval ou encore on passe les rivieres en grimpant sur des troncs d arbre a califourchon avec plus ou moins d elegance.

On decouvre la vie des nomades. On tente tant bien que mal de participer a la traite des yacks ou la tonte des moutons. On s'emerveille devant le beurre frais, les tonneaux de yaourts, les frometons ( parfois un peu casse dents ), tout cela accompagne de vrai pain de campagne maison ainsi que de "borshoks"- petits beignets frits . Par contre, les nouilles aux yacks sechees ne nous manquent pas. La communication avec les nomades se resument aux quelques mots du phrasebook que nous arrivons a prononcer correctement type : avez vous eu un bon ete ? ( important pour savoir l'etat du troupeau ) est ce que vos moutons engraissent bien ? Combien de yacks avez vous ? etc...




Nous poursuivons notre periple a Tariat. Cette fois ci, plus de camping mais l'opportunite de dormir dans des yourtes rien que pour nous. Grande journee d'equitation pour visiter le volcan, version equipee sauvage, tout le monde galope dans tous les sens et tente tant bien que mal de rejoindre le groupe a la fin.
Pas de monte snob. Juste une longe a la main, un coup sur les fesses du cheval et shuuu shuuu !!! comme les nomades disent si bien. Nous rentrons de nuit apres 9h de cheval en longeant le lac au clair de lune. Magique et un peu fou comme on y voit plus grand chose. Comme c est vraiment trop peu ...on repart pour 3 jours de cheval.
Les nomades sont extremment flegmatiques. Notre guide nous demande au debut de notre randonnee : Au fait vous voulez aller ou ? Ce sont des paysans assez rustres et parlant peu.

Nous avons la chance d'etre present pour la fete nationale qui se composent de 3 sports majeurs : lutte, tir a l'arc, et courses de chevaux bien sur. Cependant la lutte est assez speciale comme les combattants realisent la danse de l'aigle et celebrent leur victoire par un lance de fromage. Les tenues valent le coup d'oeil : bottes fourrures, speedos moulasses, petits gilets trop petits.. La legende raconte que les lutteurs auraient adopter cette tenue parce qu'une femme gagnait tous les combats et qu'avec un gilet ouvert comme tenue traditionnelle, elle ne pouvait plus participer... Aujourd'hui seuls les hommes combattent. Les courses de chevaux sont egalement fascinantes comme les jockeys ont entre 5 et 11 ans et montent a cru pendant des courses de 20 a 40 km. Aie.Aie.Aie
Derniere etape de notre voyage, camping dans le parc national de Kustain Nuuru ou nous admirons les derniers chevaux sauvages. Le retour en stop jusqu'a Ulan Bator s'apparente a une plongee dans un film de Kusturica avec un soupcon de vodka et d'etranges personnages.
On quitte la Mongolie avec l'impression de n'en avoir vu qu'une infime partie et le souhait d'y retourner un jour pour decouvrir le grand ouest de l'Altai ou le grand nord avec le Lac Khosghol.




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vendredi 23 juillet 2010

Home sweet home en Chine

Nous revoici donc apres un mois de censure chinoise et un autre d'isolement dans les immensites mongoles.

Juste apres le Nepal, c'etait Hong Kong, et un petit plaisir avec un tres bel hotel donnant sur le port pour les 30 ans d'Hortense avec quelques bons restaurants en prime (ahh la cuisine chinoise, quel bonheur apres les plats sans saveur des haut sentiers nepalais).


Le temps d'obtenir nos visas chinois (plus long que prevu en raison d'un durcissement recent des relations entre les deux pays) et nous filions vers Canton pour une petite halte au coeur du marche des apothicaires. Serpents et tortues seches au programme, champignons geants et poudres etranges au menu... un plat de nouilles c'est bien aussi !

Avant de parcourir la cote est, on a fait un detour par le nord du Yunnan entre Lijiang et Shangri-La. Sympa sans plus, la version chinoise du tourisme nous brusquant un peu, surtout apres ces long moments de liberte dans au Nepal. Imaginez visiter un parc national (Pudacuo) uniquement en bus avec un GO au micro et l'interdiction de s'ecarter de la route (en bitume)... tres peu pour nous.

Mais fin du voyage, retour a la maison. Enfin, celle de Melissa et Reno a Shanghai. Orgies de bons restaurants, de baijo aussi, figures familieres, canape, DVD, modernite, une halte benefique apres 5 mois de voyage plus rustres.


Rien a dire sur l'exposition universelle, passez votre chemin sur cette grande foire du tourisme, ou alors visitez les lieux de nuit pour y eviter les touristes et admirer quelques beaux pavillons (coreen pour notre prefere).
Bye bye Shanghai, un grand merci Reno et Melissa et bonjour Pekin!

A nouveaux installes et recus comme des rois chez Ben et sa fiancee Judy, on a presque vecu en vrais pekinois pendant une semaine juches sur nos velos, parcourant la ville en tout sens et par tous les temps. Tres bon restaurants a nouveau (Sichuanais, hot pot, Tibetains, Beijing duck et j'en oublie), bars ecrans geants pour la coupe du monde, festival de the vert, escalade dans les environs de la muraille de Chine, foot sous l'orage...

On est reparti de Chine vraiment ressources, prets a affronter la Mongolie.

 >> toutes nos photos de Chine ici 

mercredi 21 juillet 2010

Dernieres photos .... et les autres

Apres une absence sino-mongole, voici les dernieres photos dans les diaporamas a droite de la page et aussi toutes les photos depuis debut janvier a la page
---> photo (lien juste a droite dans la partie Navigation).

On vous raconte la Chine et la Mongolie très vite !

lundi 21 juin 2010

... et de Chine

http://picasaweb.google.com/hortensedoux/Chine#

a dans quelques temps, nous partons camper au milieu de la Mongolie.

mercredi 16 juin 2010

Quelques photos du Népal ...

... passees entre les mailles de la censure chinoise :

http://picasaweb.google.fr/hortensedoux/ChittiwanKatmandouEtSesEnvirons#

Sommes à Pekin pour encore quelques jours avant le depart vers la Mongolie.

A tres bientot

dimanche 13 juin 2010

Il n y a pas que la montagne au Nepal !




Fini les sensations fortes, le froid, le manque d'air, les genoux en feu et les levres en papier-verre et direction le sud vers le parc national de Chittawan.

 Peu d'animaux entrevus a travers les herbes hautes a part un joli specimen de rhinoceros et foison de paons, de biches et d'elephants (pas sauvages).
Nous voici reparti vers la ville pour un peu de visite culturelle, a la decouverte des temples de Katmandou et de la ville medievale de Baktapur. La bas, le Durbar Square a ete conserve en plutot bon etat et l'interdiction d'acces au voiture en preserve le calme. Nous visitons ses temples dont certaines statues erotiques marquent les vestiges d'un temps moins prude. On goute au yaourt caille et on savoure des momos - raviolis tibetains.














Passage au temple de Swayambhunath aux yeux envoutants qui brille de mille feux au petit matin et où les fideles fourmillent pour allumer des bougies nous laisse un souvenir mystique.

On croise Reno et Melissa tout juste avant de repartir, et avant de les retrouver sur leur terrain de jeu a Shanghai.

samedi 22 mai 2010

Bungeeeeeeeeeee

C etait au dessus de la riviere Bhote Kosi, a 12km de la frontiere avec le Tibet. Le pont fait 160 m de haut, ca fait quelque chose comme 2 ou 3 secondes de chute libre.... tres tres bon ! :)

Jerome en chute libre


Hortense en chute libre, toujours la plus originale !

vendredi 21 mai 2010

Trek du GoKyo / Renjo la

Nous revoila partis cette fois ci avec un guide pour eviter les mesaventures en altitude.
Le depart pour Lukla est fascinant. Tout d'abord le hall d'aeroport bonde où s'entasse pele mele paquets de riz, cartons de biere, sac des groupes partant en expedition. Puis apres plusieurs d'heures d'attente, nous sommes seulement 6 passagers a nous engouffrer dans un petit coucou a helices digne de "Vol de Nuit". Nous arrivons, malgre une piste d'aeroport lilliputienne qui ne laisse aucune marge d'erreur (le vide ou le mur au choix).
Notre randonnee a pour objectif le Gokyo Ri, un pic a 5300 qui permet d'admirer l'Everest et plusieurs lacs d'altitude. Apres nous passerons par un col pour changer de vallee : la Renjo la Pass.
Le chemin traverse des ponts vertigineux et des deserts de pierre. Avec l'altitude la vegetation luxuriante de la vallee fait place a la toundra. Seuls restent quelques villages et lodges aux murs de pierre. Les sherpas arpentent les chemins en portant sur leur front buches, portes, bouteilles de gaz. Pour les sacs des randonneurs, leur charge va légalement jusqu'à 30 kilos mais ce point est rarement respecté quand ceux ci, payés au poids, apportent des vivres pour les lodges. Des porteurs pas très différents de ceux de Tintin au Tibet.

Difficile de retracer notre parcours, les montagnes mystérieuses qui se découvrent et se cachent tour à tour derrière les nuages, la nourriture insipide, les soirées autour des poeles chauffés aux bouses de yacks.

Deux temps forts.
Le 1er est sans doute l'ascenscion du Gokyo Ri. Partis à 5h du matin, nous avons litteralement agonisés dans la montée de 4800 à 5300, Jérome est vert. J'ai envie de faire demi-tour en pleine montée. Impression d'être dans un avion au dessus des nuages - sans l'oxygène. Malheureusement arrivés tout en haut, la vue sur l'Everest et toute la chaîne de montagne qui l'entoure sera cachée par le blizzard. On achètera la carte postale de la vue à Katmandou pour se consoler. Au moins nous nous sommes aclimmatés...

Le 2e moment le plus impressionant reste le passage de la Renjo la. La neige qui nous a émerveillé le matin au lac Gokyo cache le chemin exact de la passe rendant notre parcours hazardeux et épuisant. A cette altitude l'oxygène est moindre et nous marchons à nouveau comme des vieillards qui perdent leur souffle à chaque pas. En haut, nous sommes épuisés.
Nous découvrons que nous sommes les 1ers a passer. Nous devons ouvrir un chemin dans la neige qui est plus haute de l'autre côté comme il a recommencé à neiger. Enfin, comble de malchance, notre guide prend un mauvais embranchement par mégarde dans la vallée et rajoute 1h de marche à cette journée interminable.

Sur le chemin, nous avons croisé nos 1ers vrais yacks poilus, des chèvres de montagne mais aussi des oiseaux de toutes sortes : des oiseaux bleux, l'oiseau national - sorte de faisan multicolore-, des rapaces. Difficile de revenir à Katamandou après tant d'air pur et de nature. Nous rentrons épuisés et un peu en apesanteur. S'etre dépassé physiquement donne un grand sentiment de liberté. Des souvenirs inoubliables.

mercredi 12 mai 2010

Le sanctuaire des Annapurna

Arrives a Katmandou, nous retrouvons le parfum de l'Inde. Les femmes en saris multicolores, les milles dieux du pantheon hindou mais aussi la pauvrete plus apparente ici qu'en Asie du sud est, les ordures jetees a meme le sol, la mendicite, les enfants qui sniffent de la colle. Nous nous engouffrons a travers des ruelles infinies où on risque toujours de se faire ecraser par une moto pressee et klaxonnante si on n'y prend pas garde.

Le quartier touristique du thamel est devenu un vaste shopping center pour trekker. Nous partons vite vite pour Pokhara comme les montagnes nous appellent depuis si longtemps. D'un trek d'acclimatation de quelques jours, celui-ci se transforme au fil des conseils de voyageurs en un trek pour le sanctuaire des Annapurna a 4130m. Nous decouvrons notre 1er point de vue sur la chaîne de montagnes a Poon Hill, a 3200m.
Notre route croise une myriade de villages a flanc de montagne, des cultures en etage, des forets dignes du Seigneur des Anneaux, des torrents de montagne. Entre Gorepani et Tadapani, nous suivons une route de crete epoustouflante qui traverse une foret de rododhendrons aux fleurs rouges sang qui couvrent le sol comme un tapis marocain. C'est a partir de Deurali que nous arrivons aux portes de la vallee du sanctuaire.

Derniers efforts dans l'oxygene rarefie qui nous tourne la tete. Le lendemain, un cirque de montagnes culminant a 8000m nous entoure au lever du soleil a l'Annapurna Base camp. Magique malgre le froid!


Le "teahouse trekking" est une forme de randonnee confortable puisque nous allons de gites en gites sans avoir a porter ni tente ni nourriture. Pour 100 roupies, un poële est allume sous la table principale de la salle a manger le soir. C'est aussi l'occasion de rencontrer des voyageurs de partout : un français croise a Bagan en Birmanie, un geant canadien qui nous depasse a chaque etape sans effort, un retraite français qui ira marcher d'Helsinski a St Jacques de Compostelle, une ancienne guide equestre du desert de l'Atacama au Chili qui faisait des randonnees jusqu'en Bolivie (on note le bon plan!).
De retour a Pokhara, on planne completement mais nous n'avons qu'une idee, repartir cette fois ci direction Lukla pour poser les yeux sur l'Everest....

vendredi 30 avril 2010

De Yangon a Katmandou, en passant par la fête de l'eau !

Retour a la civilisation Thai donc, monde ou tout fonctionne, ou les routes sont parfaites etc (c'est fou la vision idyllique que l'on peut avoir de la Thailande apres 3 semaines au Myanmar).
Ou presque tout fonctionne en fait. Bloques a 2 km de la guesthouse par des bouchons monstres, on file tout droit vers notre repere habituel sans entendre les bruissements de la ville. A peine arrives, helicopteres, megaphones, bruits d'explosions. Le lendemain, le Bangkok post titre sur les centaines de blesses et les morts suite aux manifestations entre rouges (membre de l'UDD, ancien parti au pouvoir avant la destitution du premier ministre corrompu) et l'armee qui se sont deroulees a nos pieds ou presque...





Du coup, on file a Kanchanabury, passer 2 jours de vacances avec les familles thai au bord de la riviere Kwai. Le pont est banal finalement, mais les chutes d'eau pour le premier jour de la fete de l'eau sont bienvenues.

A notre retour 2 jours plus tard, Bangkok a troque les grenades pour les bombes a eau. Nous, on participe autant que possible ! trempes de la tete aux pieds toute la journee.



Puis bye bye Bangkok, cette fois on n'y reviendra plus, destination Katmandou, via Hong Kong, puis via Dakka, et apres 2 heures de manege dans les turbulences d'une grosse tempete assiegeant l'aeroport de Katmandou...

En route vers les montagnes !

Le Myanmar, avec du recul :)


Quand on regarde une carte, ce pays semble tout avoir pour faire rever. Les contreforts de l'Himalaya au Nord, la jungle du triangle d'or pres de la frontiere avec le laos, les iles paradisiaques du sud.
Et pourtant, en 3 semaines, nous n'avons pas ete en mesure d'approcher aucun de ces lieux, se refusant a payer pour etre sequestres par des guides du gouvernement ou decourages par la complexite des transports locaux.
Au final, nous nous sommes debattus sur les sentiers balises, avec le sentiment etrange d'avoir "fait" peu de choses en comparaison avec un pays comme le Vietnam ou nous sommes pourtant restes moins longtemps.

Sentiers balises mais pas tourisme de masse, loin de la. Il faut dire que le mois d'avril au Myanmar n'est pas la saison revee. Plus de 40 degres dans les plaines, de la poussiere partout, des villes surpolluees par les myriades de generateurs individuels palliant les absences quotidiennes d'electricite. Aussi, on pensait avoir tout vu en matiere de delabrement des moyens de tranport avec le Laos et bien non, au Myanmar, on a eu droit a un festival de bus/train en panne, voire en feu, d'horaires de bus, train, avion elastiques...
Du coup, on a passe un temps infini avec les habitants les plus gentils de toute la zone sud est asiatique. Peu habitues aux etrangers, extremement curieux de tout, hommes et femmes gracieux dans leur longhee a carreaux (fleurs pour les femmes), aux traits mixes chinois, thais, tibetains, indiens... Ils nous ont epuise, toujours avec le sourire, attristes aussi au vu de leur condition et des difficultes a vivre au sein de ce regime.


Ils nous ont donne des tonnes d'anecdotes, revoltes, ameres ou resignes sur l'evolution de la situation... horaires de train revus en depit du bon sens pour les seuls besoins de la nouvelle capitale, taxes imposees a tous ceux qui traitent avec des etrangers (et dessous de table locaux), religion indiquee sur la carte d'identite et limitations de deplacement pour les "minorites" (indiens, musulmans, shan... 1/3 de la population a peine, mais pas de problemes pour les chinois bizarrement), petits abus de pouvoir quotidiens, fourniture aleatoire d'electricite (plus fiable quand la ville heberge une base militaire), un comble quand on pense aux considerables ressources dont dispose le pays et que nous exploitons allegrement, zones d'acces restreint "cachant" des casinos illegaux pour chinois ou des labos "chimiques"...bref

Hortense a eu le temps de derouler tout le point it avec les enfants puis leurs parents, s'est vue confiee une petite fille pour aller aux toilettes, s'est fait maquillee de tanakha (pate de bois faisant office de maquillage et de creme solaire), offrir de l alcool pas tres net ou des billets de collection, devisagee par toutes les femmes apres l'achat d'un longhee...
Beaucoup etaient ravis de decouvrir notre culture, de pratiquer leurs rudiments d'anglais, de nous mettre sur leurs photos.

Peu de description touristique dans ce post au final. Juste un petit mot sur Bagan et ses milliers de temples qui se decoupent dans la brume du matin. Seul en haut d'un de ces temples, le matin ou au coucher du soleil, l'absence totale de bruit, de mouvement, de touristes est stupefiante (il faut dire que le regime a vire tous les habitants de la ville historique pour y construire des hotels de luxe).


Nous comptions rester une semaine supplementaire afin d'explorer le sud mais les festivites du nouvel an boudhique semblaient scleroser encore plus le pays qu'a l'ordinaire. Bloques a Yangon car dans l'impossibilite de revenir a temps de toute autre ville du pays, ecrases par 44 degres moites et mazoutes, un peu uses et frustres aussi, on a fuit vers la Thailande.

samedi 20 mars 2010

Roadtrip a moto au Nord du Vietnam

Direction plein nord pour une boucle a moto depuis Ha Giang a la frontiere chinoise que nous razons une fois de plus. Toute sortie du circuit touristique sonne la fin d'une communication en anglais mais nous offre le statut de bêtes curieuses. Nous partageons un the vert amer avec le chauffeur du bus.

Avec notre moto-scooter equipee de 2 bouts de bambou bricoles pour tenir le sac et munis d'une carte touristique peu precise, nous suivons la route des montagnes en se sentant libres de toutes attaches. Les rizieres en etages, des montagnes de pierre embrumees suivies de villages perdus au milieu de plateaux improbables...
Sur notre passage nous rencontrons les femmes fleuries des ethnies Mongs aux dents en or qui portent des fardeaux de branchages. Nous partageons notre emerveillement et un bout de chemin avec un groupe de motards americain, hollandais, français de quoi prendre au passage une carte routiere plus precise. Une initiative qui nous portera chance lors de notre errance du retour.

Dong Van, Meo vac, Bao lac, des montagnes en pains de sucre a perte de vue. Nous crevons des que nous arrêtons de suivre la route indiquee par notre loueur, (presque) seuls en haut d'un col, mais le magnifique lac Ba Be avec sa grotte en forme de cathedrale represente une etape de choix pour reposer notre posterieur endolori.

La pluie a transforme la route de terre du retour en boue gluante. Nous poussons la moto a cote de camions embourbes. Trop heureux de trouver une route moins catastrophique (avec juste un peu plus de pierre!), nous continuons sans nous douter que nous partons absolument nulle part. Bientôt completement perdus et decourages de rebrousser chemin, un militaire nous propose de rejoindre Phac Nam pour tenter de trouver une route vers le nord. Nous poursuivons sur des routes inexistantes selon notre carte (et google map apres verification) sans doute parce qu'elles se reduisent parfois a des ponts de bambous amenages pour traverser les rivieres. De retour sur la route principale, nous crevons a nouveau a quelques kilometres d'une ville. Rageant. Heureusement, cette fois ci un mecanicien change notre roue en 10 minutes. Rien a voir avec les 2h passees au milieu des montagnes avec nos apprentis mecano.
Puis c'est le retour par Bao Lac, Bac Me, au creux d'une gorge interminable. Fourbus mais ravis, avec un trajet de 11h, nous pouvons a present amorcer une nouvelle etape de notre voyage direction la Birmanie.

Hoi An, Hue


2 etapes incountournables sur la route du backpacker au Vietnam.
Et pas pour rien. Meme si on s'est senti plus entourés qu'ailleurs par les touristes de tous les pays, les etapes vallaient la peine. Quelle peine ? en fait juste celle de dormir en sleeping bus, merci aux ingénieurs chinois d'avoir construit des couchettes de longueurs differentes, jusqu a 40 cm d ecart.

Hoi An, c est mignon tout plein ! petite ville aux influences chinoises, aux maisons superbement entretenues. On en a profite pour se poser un peu apres la course du sud vietnam et pour manger, beaucoup, dans une merveilleuse "cantine". Helas, je commence deja a oublier les noms des plats...

Hue, sous la pluie ! la premiere depuis que nous avons quitte paris. Cela donne finalement une atmosphere etrange, voire un peu mystique aux tombeaux des empereurs que nous visitons toute la journee.
Dernieres bierres (et rhum café !) echangees avec noon et garf sous le regard bienveillant d'une petite vieille machouillant son mégot.Nous les laissons voler vers la baie d'Halong alors que nous prenons la direction de Ha Giang dans le Nord du Vietnam pour aller tater de la route de montagne !

mercredi 17 mars 2010

Vietnam du Sud - Dans le delta du Mekong



Apres le passage de la frontiere a Chau dauc en bateau nous voilà partis pour un petit interlude par le delta du Mekong direction Vinh Long. Enchainement miraculeux de transports dans une meme journee : bus, bus, bateau, bateau, cyclopousse, minibus, bac et enfin à notre arrivee de nuit, 4 motos taxis bien funky avec notre sac a dos. L'hotel est correct meme si certains preferent l'utiliser a l'heure sans complexe. Nous faisons escale sur l'ile de An Binh pour voir le marché flottant, un peu de campagne et me remettre a niveau en belote. Balade a velo pour attraper dans nos souvenirs : une petite vieille aux dents noires de tabac mais tres bavarde, quelques araignees gargantuesques pour peupler les cauchemards de garfs, et bien sûr des arbres fruitiers de toutes sortes, jackfruit, manguier et d'autres fruits etranges. Le soir nous nous delectons d'un poisson aux oreilles d elephant qu on depece pour faire des nems de vermicelles.

Arrivee a Ho Chiminh vitesse grand v par la grace d'un chauffeur-chauffard completement dingue aux crochets mysterieux pour eviter les peages de l autoroute. A Saigon traverser un boulevard indemme au milieu des motos releve de l exploit, trop peu de temps pour en dire plus. Escale entre 2 bus de nuit a Nah Trangh ou nous avons l'occasion miraculeuse de partir directement pour un combo snorkling/diving de quoi se rafraichir. Un peu manouche nous squattons cavalierement une douche d'hotel ou encore pour certains les pschitt de wc.